Faire tout ce chemin pour se dire qu'en fait, on n'a peut-être pas fait le bon choix, on n'a pas pris la route correcte, et puis la prochaine fois le GPS ira se faire voir, comme un con. Qui c'est, déjà, celui-là, pour me dire ce que je dois faire? La prochaine fois, je foncerai en ligne droite, quitte à défoncer quelques murs et à abîmer la carrosserie.
J'ai peur de ce qu'il y a derrière. Je sais que tout est probablement tel que je l'avais laissé, mais je reste anxieux. Ma main tremble, mais je n'arrive pas à la contrôler. Pourquoi devrais-je partir de cet endoit pour retourner à mon point de départ, alors que je me sens enfin comme chez moi. Ca me fait penser à ces gosses qui partent en vacances avec leurs parents et qui pleurnichent pour rentrer à la maison, jusqu'à s'être fait une kyrielle de camarades, au point de ne plus vouloir s'en aller une fois la fin du mois d'août arrivée.
Mais au final, on retrouve avec un plaisir à peine dissimulé le confort de son lit bien à soi, le sourire reprend rapidement ses droits et on finit par se dire, les fesses bien calées dans le sofa, qu'on est bien, ici.
Alors c'est décidé: je retiens mon souffle, prends mon courage à deux mains, et j'ouvre la porte de moi...